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Père Lachaise

May 20, 2011

I read this poem before ever going to Paris, and fell in love with the rhythm and tone as I imagined it to be when recited. I read it aloud nearly every day. And while the picture below has nothing to do with the text, you can almost imagine that it does. Une morte; une femme en plâtre.

 

Sur une Morte

Alfred de Musset

 

Elle était belle, si la Nuit

Qui dort dans la sombre chapelle

Où Michel-Ange a fait son lit,

Immobile peut être belle.

 

Elle était bonne, s’il suffit

Qu’en passant la main s’ouvre et donne,

Sans que Dieu n’ait rien vu, rien dit,

Si l’or sans pitié fait l’aumône.

 

Elle pensait, si le vain bruit

D’une voix douce et cadencée,

Comme le ruisseau qui gémit

Peut faire croire à la pensée.

 

Elle priait, si deux beaux yeux,

Tantôt s’attachant à la terre,

Tantôt se levant vers les cieux,

Peuvent s’appeler la Prière.

 

Elle aurait souri, si la fleur

Qui ne s’est point épanouie

Pouvait s’ouvrir à la fraîcheur

Du vent qui passe et qui l’oublie.

 

Elle aurait pleuré si sa main,

Sur son coeur froidement posée,

Eût jamais, dans l’argile humain,

Senti la céleste rosée.

 

Elle aurait aimé, si l’orgueil

Pareil à la lampe inutile

Qu’on allume près d’un cercueil,

N’eût veillé sur son coeur stérile.

 

Elle est morte, et n’a point vécu.

Elle faisait semblant de vivre.

De ses mains est tombé le livre
Dans lequel elle n’a rien lu.

 

 

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